« Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse »
« Cette phrase de mon enseignante, Miriam Pfeiffer, m’a accompagnée au cours de ma première année de formation à la méthode Feldenkrais.
Plus tard j’ai appris les circonstances extrêmes et cruelles dans lesquelles elle-même avait vécu son enfance et je me disais que si elle avait pu, non seulement survivre cela, mais devenir cette merveilleuse et pétillante dame de 75 ans, pour qui le titre de « vieille dame » semblait encore inadéquat tant elle rayonnait de jeunesse, alors tout était possible …..
Nous ne pouvons rien changer au passé, mais nous pouvons maintenant nous donner les moyens de ne pas le répéter.
Au moment où il paraît de plus en plus évident que nous n’existons pas comme des entités séparées les unes des autres mais que tout a une influence sur tout, le moindre de nos choix individuels sur l’ensemble.. il y a aussi un mouvement qui nous pousse à nous séparer de plus en plus, les flamands des wallons, les autochtones des étrangers, les catholiques des musulmans…. etc.
Et tout cela au nom de blessures passées ou de peur de l’avenir.
Feldenkrais avait pensé sa méthode comme un outil pour l’humanité pour agir au présent, pour réveiller le potentiel de créativité de notre cerveau, notre capacité de nous poser de nouvelles questions, et de créer à chaque instant de nouvelles réponses.
Et cela ne commence pas par de grandes questions philosophiques mais par des questions concrètes, au quotidien. »
Catherine
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